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PUBLICATION | Fréquentation des colonies de vacances. Les collégiens issus de milieu social favorisé partent davantage
   
Communiqué
INJEP analyses & synthèses n°44
Fréquentation des colonies de vacances. Les collégiens issus de milieu social favorisé partent davantage
 

L’enquête conjointe de l’INJEP et de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a interrogé un échantillon de 12 000 collégiens sur les modalités de leur départ en vacances d’été 2018. Elle montre que les conditions d’accès aux colonies de vacances sont aujourd’hui proches de celles des autres séjours collectifs payants. À l’instar des stages et séjours sportifs ou linguistiques, les enfants des familles les plus aisées y accèdent plus facilement.

Les départs en colonies de vacances des collégiens (14 % en 2018) apparaissent très liés aux revenus des familles et à l’origine sociale. Tel est le constat dressé par Jean-Paul Caille, expert scientifique à l’INJEP, dans le dernier numéro de son bulletin INJEP analyses & synthèses.

En effet, plus les parents bénéficient de ressources financières importantes, plus les départs en colonies de vacances sont fréquents. Les enfants de professions libérales et de chefs d’entreprise bénéficient deux fois plus souvent de ce type séjour collectif que les enfants d’ouvriers.

Les causes sont multiples. Les colonies de vacances s’inscrivent dans un contexte de profonds changements dans l’offre de loisirs et dans ces financements. D’abord, l’allongement de la durée des congés et l’accroissement du niveau de vie rendent plus accessibles les vacances en famille. Ensuite, l’implantation et la gestion d’infrastructures de centres de vacances ont été abandonnées au profit d’une aide directe aux familles et de conventionnement de centres agréés. Par ailleurs, la montée en gamme des séjours proposés par les comités d’entreprises tend à favoriser les enfants de cadres et de professions intermédiaires, plus à même de profiter financièrement des tarifs proposés.

Enfin, les caisses d’allocations familiales privilégient aujourd’hui l’aide au temps libre, et financent notamment les centres aérés de proximité, tandis que l’aide aux vacances est réservée aux familles les plus défavorisées. Toutefois, d’autres facteurs influent spécifiquement sur l’accès aux colonies de vacances, comme la taille de la fratrie, l’emploi d’un parent dans les services à la personne ou la taille de la commune de résidence.

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